Fintech: infrastructure bancaire

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La vidéo constitue la base du bloc thématique.

Infrastructure bancaire

L’interview de Serge Kassibrakis, d’une durée d’environ 6:30, permet de comprendre comment une infrastructure bancaire peut être digitalisée et quels en sont les avantages pour le client.

Source

Interview de Serge Kassibrakis sur l’infrastructure bancaire (14.09.2020 – Durée: 06:33), réalisé par VisionCompliance SA et préparé par nanoo.tv

Retrouvez ici le résumé de la vidéo.

Résumé

L’interview de Serge Kassibrakis permet de comprendre comment une infrastructure bancaire peut être digitalisée et quels en sont les avantages pour le client.
Durée: 06:33


Introduction (00:00)

L’infrastructure physique a de tout temps été la base du fonctionnement d’une banque. Cependant la digitalisation a, dans certains domaines comme le back office, bouleversé la donne.

Infrastructure et technologies: quelles possibilités? (01:21)

La digitalisation touche de nombreux domaines liés à l’infrastructure bancaire digitale: user interface, financial planning, identification, service légal/compliance et open banking.

Avantages pour le client (04:20)

Les solutions offertes par la technologie présentent de nombreux avantages pour le client: accès en permanence à de nouveaux services simples, rapides et avantageux en terme de coût. La digitalisation est aussi l’occasion pour les banques d’élargir et diversifier leur clientèle. Sans pour autant oublier que, en Suisse, le contact humain demeure important.

Le quiz contient six questions en lien avec l’investment management.

Cette fiche de travail vous donne la possibilité d’approfondir la thématique.

Documents

Le texte scientifique offre des informations de fond sur le sujet.

L’infrastructure bancaire comme socle des activités bancaires

L’infrastructure bancaire est en substance tout ce qui permet à une banque de fonctionner. On peut subdiviser l’infrastructure bancaire en deux grandes catégories :

  1. L’infrastructure matérielle englobant toutes les ressources physiques dont une banque a besoin pour fournir ses services à ses clients: bâtiments, bureaux, guichets, bancomates, hardware (matériel informatique physique comme serveurs et ordinateurs), etc.
  2. L’infrastructure digitale qui permet aux transactions et aux échanges d’avoir lieu: système informatique (logiciels, software, applications) et les services d’appuis et de contrôle.

On touche généralement à la fintech lorsqu’il s’agit de développer et de fournir des solutions innovantes dans le domaine de la banque digitale.

Les exigences en matière d’infrastructure informatique sont élevées, ce qui rend l’architecture de l’infrastructure digitale complexe. Chaque banque dispose en général en Suisse d’un «progiciel» central, c’est-à-dire un logiciel professionnel standard (souvent un ensemble de logiciels) répondant à des besoins spécifiques de la branche puis adaptés aux besoins spécifiques de chaque banque et permettant une utilisation autonome. Dans un souci d’efficience et de réduction des coûts, les progiciels sont en général développés et mis à disposition par des entreprises spécialisées et tournent aussi souvent sur des centres d’exploitation et de données externes (outsourcing) et non sur le hardware de la banque elle-même. Cela évite que chaque banque développe ses propres logiciels et doivent installer d’immenses serveurs de calculs.

La fintech dans l’infrastructure bancaire

La fintech apporte une palette de solutions au niveau de l’infrastructure bancaire. L’étude menée par le professeur Thomas Ankenbrand (Hochschule Luzern) les classent en trois domaines distincts:

Ankenbrand et al. ont recensé 115 entreprises fintech actives dans le domaine de l’infrastructure bancaire à fin 2019 (voir graphique ci-dessous). A fin 2018, elles n’étaient encore que 56. Leur nombre a donc plus de doublé en une année, ce qui donne une idée de la vitesse et du potentiel de croissance dans ce domaine. Les solutions fintech émergeant très vite, les domaines ci-dessus sont également appelés à évoluer.

Aide à la lecture:
Le «n» indique le total considéré. Ainsi il y avait 71 entreprises fintech actives dans le domaine des paiements dont 39 liées au domaine de la «Numérisation des processus, automatisation et robotique». Il en va de même pour la lecture des chiffres en horizontal.

Le domaine de l’infrastructure bancaire se recoupe avec d’autres domaines de la fintech. Les solutions dans le domaine des paiements, des dépôts et des prêts ou de la gestion des investissements doivent souvent avoir recours à des interfaces ou sont même basées sur des solutions d’infrastructure bancaire. L’infrastructure bancaire peut elle-même utiliser l’intelligence artificielle (AI) ou la technologie des registres distribués (blockchain) qui permet d’enregistrer des transactions d’actifs dans plusieurs emplacements à la fois pour développer ses produits.

Avantages pour les clients

Des solutions novatrices dans le domaine de l’infrastructure bancaire peuvent apporter les avantages suivants :

  • Nouveaux services personnalisés: accès à différents outils répondant à des besoins individuels (comme des outils de planification pour son budget personnel) et popularisation de certains services qui n’étaient autrefois réservés qu’aux gros investisseurs (par exemple, gestion de portefeuilles grâce à un robo-advisor)
  • Commodité accrue: accès 24h/24 7j/7 à toute une gamme de services comme des systèmes de paiements rapides depuis son téléphone, ce qui facilite la vie (#disponibilité, simplicité et rapidité)
  • Coûts compétitifs: effets d’échelles et développement externalisé peuvent réduire les coûts… pour le client final aussi
  • Sécurité renforcée: meilleure protection d’accès et contre des tentatives de piratages
  • Interfaces automatisées: intégration de système de paiements dans d’autres services (localisation de bancomats dans un gps, paiement facilité par carte de crédit pour réserver un hôtel ou un taxi, etc).

La banque du futur sera-t-elle virtuelle?

Aussi appelées smartbanques (banques 100% en ligne) ou néo-banques (banques 100% mobile), de nouvelles sortes de banques sans succursales physiques voient le jour grâce à ces avancées technologiques. Un exemple en est «Revolut», qui est également active en Suisse. Elle s’est implantée en proposant uniquement une carte de débit et des taux de change favorables. Elle est actuellement titulaire d’une licence bancaire européenne et élargit sa gamme de produits pour inclure des services de trading et d’assurance. Outre ses frais avantageux, elle se distingue par une interface utilisateur jeune et branchée et des services personnalisés, tels que la planification budgétaire. Il va sans dire que ses services sont disponibles en tout temps. Les smartbanques ou néo-banques ont souvent recours à l’intelligence artificielle et au big data pour développer des chatbot, sorte d’assistants virtuels ou agents conversationnels pour guider les clients.

Un obstacle lié à l’infrastructure bancaire est souvent le manque d’interfaces communes entre les différents systèmes informatiques des banques et des entreprises fintech. L’open banking tente de remédier à ce problème par le biais d’API (Application Programming Interfaces) qui permettent aux applications des entreprises de fintech d’accéder directement, avec l’accord des clients, aux informations sur leurs comptes bancaires.

Sources


Recueil de ressources pour commencer le cours ou approfondir les connaissances.

Pour en savoir plus

Vous trouverez ici différentes propositions de scénarios de cours.

Remarques didactiques

Cette vidéo didactisée est conçue pour une utilisation en classe et peut être facilement intégrée dans un scénario de cours existant. Il peut être utile de traiter au préalable le module «Actions et obligations».

Préparation du cours

Comment les élèves peuvent-ils regarder une vidéo tout en résolvant les fiches de travail liées? Le schéma ci-dessous vous aide à y voir plus clair.

Scénarios de cours

En fonction des réponses, vous obtenez le scénario correspondant pour votre cours. Nous avons représenté ici quatre scénarios courants (aux fins de simplification, sans distinguer ce qui a lieu en cours et en dehors du cours):

Objectifs d’apprentissage pour cette séquence

Les élèves sont capables de …

  1. … comprendre la notion d’infrastructure bancaire.
  2. … différencier, via des exemples concrets, les infrastructures physiques et digitales.
  3. … donner des exemples pour les 5 domaines liés à l’infrastructure digitale: user interface, financial planning, identification, service légal/compliance et open banking.
  4. … pouvoir expliquer trois avantages, pour le client, de pouvoir accéder à une infrastructure bancaire digitale.

Mots clés

Compliance, coût, digitalisation, diversification, financial planning, fintech, identification, infrastructure, open banking, user interface

Documents

  • Fiche de travail
  • Propositions de solutions

Dernières modifications

((Ici apparaitront les adaptations faites dans le cadre d’une prochaine révision))

Actualisé

09.11.2020

Cette vidéo didactisée a été créée avec la participation de:

Conception

iconomix

Conseils d’expert et script

Serge Kassibrakis, responsable de la gestion quantitative, Swissquote

Expertise scientifique

Noémie Roten
Journaliste chez Heidi.news

Relecture didactique

Anne Wyssmueller
EPAC Bulle

Cette vidéo didactisée est une version bêta. Nous sommes donc preneurs de vos suggestions, questions ou critiques!

N’hésitez donc pas à nous contacter »

Vidéo

iconomix. Interview de Serge Kassibrakis sur l’infrastructure bancaire (14.09.2020)

Réalisé par VisionCompliance SA sur mandat d’iconomix.

Préparé par nanoo.tv, la principale médiathèque collaborative en ligne pour les établissements de formation en Suisse.