Fintech: paiement

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Les vidéos constituent la base du bloc thématique.

La fin du cash

Un extrait de l’émission «Mise au point», d’une durée d’un peu moins de 4 minutes, présente deux exemples concrets d’établissements «no cash» en présentant les points de vue des patrons et des clients.

Source

RTS (Mise au point). La fin du cash (08.09.2019), préparé par nanoo.tv

Le fric, ce n’est plus chic?

Deux extraits de l’émission «A bon entendeur», d’une durée totale de 5 minutes, présentent quatre applications pour paiement mobile: Twint, Apple Pay, Samsung Pay et Google Pay.

Source

RTS (A bon entendeur). Le fric, ce n’est plus chic? (12.11.2019), préparé par nanoo.tv

Retrouvez ici le résumé des vidéos.

La fin du cash

Un extrait de l’émission «Mise au point», d’une durée d’un peu moins de 4 minutes, présente deux exemples concrets d’établissements «no cash» en présentant les points de vue des patrons et des clients.
Durée: 03:45

Exemple 1: Boulangerie (00:00)
L’émission présente le cas d’une boulangerie tea-room zurichoise via l’expérience vécue par le journaliste ainsi que la réaction de deux clientes.

Exemple 2: Bar à cocktails (01:19)
Un bar à cocktail fribourgeois a lui aussi basculé dans le «sans cash». Stéphane Genton, patron du bar, présente ce que cela implique pour le client au quotidien. Il présente également les avantages et inconvénients d’une telle démarche.

Le fric, ce n’est plus chic?

Deux extraits de l’émission «A bon entendeur» présentent quatre applications pour paiement mobile: Twint, Apple Pay, Samsung Pay et Google Pay.
Durée: 04:59

Mise en contexte (00:00)
Les cartes de crédit ont un adversaire de taille: le smartphone.

Twint pour les nuls (00:15)
Quentin Bohlen, journaliste à la RTS, dresse le portrait de l’application Twint et explique comment l’utiliser.

Apple Pay et Samsung Pay et Google Pay (01:50)
D’autres applications de paiement mobile, basées sur la technologie NFC (Near Field Communication), ont fait leur apparition: Apple Pay, Samsung Pay et Google Pay. Abraham Rubinstein, expert en cyber sécurité, présente ces trois applications: utilisation, sécurité, avantages et inconvénients.

Le quiz contient six questions en lien avec les moyens de paiement.

Cette fiche de travail vous donne la possibilité d’approfondir la thématique.

Documents

Le texte scientifique offre des informations de fond sur le sujet.

Le cash en Suisse

Bien que l’argent liquide reste apprécié, la tendance est à une utilisation grandissante de nouveaux moyens de paiement digital. Assistons-nous à la fin du cash?

Selon une enquête de la BNS parue en 2017, près de 70% des transactions en Suisse sont effectuées avec de l’argent liquide:

Bien que les Suisses restent toujours attachés au cash, la tendance est à une utilisation grandissante d’autres moyens de paiement tels que les cartes de débit ou de crédit et, plus récemment, les applications mobiles (Twint, Apple Pay, Google Pay, Samsung Pay). Selon l’étude «Swiss Payment Monitor» de 2020, la part des transactions en liquide a diminué pour atteindre 45%, ce qui correspond à une baisse d’environ 25% par rapport à l’enquête de la BNS de 2017[1].

La tendance est donc à une utilisation plus restreinte de l’argent liquide. Ces développements sont en partie le résultat d’une politique assumée de promotion des paiements électroniques: on peut citer le lancement de l’application de paiement mobile Twint en 2017 ou encore le développement de la fonction «sans-contact» sur la plupart des cartes de paiements. Ces innovations, permettant de simplifier l’expérience de paiement sans liquide, ont rencontré un franc succès auprès de la population. L’application Twint a dépassé la barre des deux millions d’utilisateurs au début de l’année 2020 et ambitionne de dépasser les 100 millions de transactions effectuées d’ici à fin 2020. De plus, environ 97% des cartes de crédit et 80% des cartes de débit étaient équipées de la fonction «sans contact» fin 2019.

A l’intérieur du pays, le degré d’utilisation du cash varie en fonction de critères sociodémographiques (voir graphique ci-dessous):

  • La région linguistique: bien que la proportion d’individus se considérant «payeurs en espèce» est très similaire entre la Suisse romande et alémanique (environ 40%), elle atteint un niveau significativement plus élevé au Tessin avec près de 60%.
  • Le revenu: il existe une relation négative entre revenu et utilisation du cash. En effet, seulement 20% des ménages gagnant plus de 10’000.- par mois se considèrent comme «payeurs en espèce» alors que cette proportion atteint plus de 50% chez les ménages gagnant moins de 4’000.-.
  • L’âge et le sexe: les hommes et les personnes âgées de plus de 55 ans ont tendance à plus utiliser l’argent liquide que la moyenne.

[1] A noter cependant que l’échantillon du Swiss Payment Monitor n’inclut pas les personnes âgées de plus de 65 ans, ce qui a tendance à sous-estimer l’utilisation réelle du cash.

Le cash dans le monde

Selon le World Cash Report (2018), le degré d’utilisation de l’argent liquide varie grandement entre les pays:

Au niveau mondial, les facteurs suivants sont importants:

  • Culture inhérente au pays
  • Lois: cela peut aller du refus légal du cash (Suède) à l’acceptation obligatoire (France)
  • Infrastructures à disposition (souvent corrélées au niveau de développement du pays): pour un pays peu développé, les applications de paiement sur téléphones mobiles, plus faciles à mettre en place, peuvent apparaitre comme une alternative intéressante (exemple de M-Pesa au Kenya).

Les avantages du cash

L’argent liquide continue de jouir d’une grande popularité et reste un moyen de paiement dominant en Suisse. Plusieurs éléments peuvent expliquer cet état de fait:

  • Anonymat: une fois le cash retiré, il nous est possible d’acheter ce que nous désirons sans que cela ne soit traçable.
  • Rayon d’acceptation: à l’inverse de certains moyens de paiement électroniques dont l’acceptation reste parfois limitée, l’argent liquide bénéficie d’une acceptation quasi-universelle (les commerces refusant l’argent liquide restent extrêmement minoritaires).
  • Habitude et facilité: l’utilisation de l’argent liquide est maintenant profondément ancrée dans nos habitudes. L’argent permet aussi un meilleur contrôle de nos dépenses.

La fin du cash?

Pour certains économistes, il serait bénéfique que le cash disparaisse entièrement. Selon Kenneth Rogoff, économiste et professeur de l’Université d’Harvard et auteur du livre «The Curse of Cash», l’utilisation du cash implique les inconvénients suivants:

  • Anonyme et difficilement traçable: le cash apparait dès lors comme le moyen de paiement privilégié pour les activités illégales (évasion fiscale, corruption, terrorisme trafic de drogues ou d’êtres humains).
  • Favorable à l’économie souterraine: selon les calculs de Rogoff, près de 50% de l’argent liquide est utilisé afin de cacher certaines transactions. En 2013, il y avait environ 1,3 trillion de dollars en cash en circulation aux États-Unis, ce qui équivaut environ à une moyenne de 4’000$ d’argent liquide détenus par chaque citoyen en permanence; ce qui ne correspond évidemment pas à la réalité et prouve qu’une partie importante de l’argent liquide est utilisée à des fins illégales. Il est estimé que l’économie souterraine représente environ 20% et 8% du PIB en Europe et en Suisse respectivement.
  • Perte de rentrées fiscales: selon les estimations de Rogoff, si toutes les activités étaient déclarées, les Etats-Unis encaisseraient 450 milliards de dollars d’impôts supplémentaires.

Quel avenir?

Le potentiel de croissance des moyens de paiements électroniques est important. Selon le «Swiss Payment Monitor 2020», plus de 3 personnes sur 5 peuvent s’imaginer utiliser encore plus fréquemment le paiement sans contact et les achats «in-app» (par exemple pour l’achat de billets sur l’application CFF) durant les trois prochaines années. Pour le paiement mobile en ligne, cette proportion atteint plus des deux tiers (69%) et pour le paiement mobile dans les commerces physiques, le taux est le plus faible (52%). Ceci peut notamment s’expliquer par une mauvaise évaluation de l’expérience de paiement qui est souvent considérée comme «lente», «peu fiable» ou même «inutile». Mais ces considérations négatives pourraient s’atténuer dans le futur si les infrastructures de paiement mobile s’améliorent.

De plus, les mentalités sont en train de changer. Bien que le paiement «sans contact» reste moins bien évalué que les méthodes de paiement traditionnelles pour des raisons liées à la sécurité, son attractivité et son utilisation sont en claire hausse.

Finalement, l’on peut supposer que le commerce en ligne va continuer à se développer fortement. Dans la mesure où les paiements électroniques sont particulièrement bien adaptés à ce genre de situation, on peut s’attendre à ce qu’ils gagnent en importance.

Cependant, on aurait tort d’enterrer le cash trop vite. En effet, les Suisses restent très attachés à l’argent liquide; pour les trois quart d’entre eux, la fin du cash n’est simplement pas envisageable et seulement 1 Suisse sur 5 est favorable à une suppression totale. Le cash a donc encore de beaux jours devant lui.

Sources

Recueil de ressources pour commencer le cours ou approfondir les connaissances.

Pour en savoir plus

Vous trouverez ici différentes propositions de scénarios de cours.

Remarques didactiques

Ces vidéos didactisées sont conçues pour une utilisation en classe et peut être facilement intégrée dans un scénario de cours existant.

Préparation du cours

Comment les élèves peuvent-ils regarder une vidéo tout en résolvant les fiches de travail liées? Le schéma ci-dessous vous aide à y voir plus clair.

Scénarios de cours

En fonction des réponses, vous obtenez le scénario correspondant pour votre cours. Nous avons représenté ici quatre scénarios courants (aux fins de simplification, sans distinguer ce qui a lieu en cours et en dehors du cours):

Objectifs d’apprentissage pour cette séquence

Les élèves sont capables de…

  1. … citer différents exemples de paiement mobile.
  2. … comprendre le fonctionnement général des principales applications de paiement mobile.
  3. … évaluer les avantages et les inconvénients des paiements mobiles par rapport aux moyens de paiement conventionnels.

Mots clés

Argent liquide, Bluetooth, carte de crédit, cyber sécurité, fintech, NFC, paiement, paiement mobile, PIN, reconnaissance faciale, smartphone

Documents

  • Fiche de travail
  • Propositions de solutions

Dernières modifications

((Ici apparaitront les adaptations faites dans le cadre d’une prochaine révision))

Actualisé

10.09.2020

Cette vidéo didactisée a été créée avec la participation de:

Conception

iconomix

Expertise scientifique

Brendan Berthold
Doctorant en sciences économiques et assistant à l’enseignement à l’Université de Lausanne

Relecture didactique

Anne Wyssmueller
EPAC Bulle

Cette vidéo didactisée est une version bêta. Nous sommes donc preneurs de vos suggestions, questions ou critiques!

N’hésitez donc pas à nous contacter »

Vidéos

Préparé par nanoo.tv, la principale médiathèque collaborative en ligne pour les établissements de formation en Suisse